Théâtre en Septimanie: le privé n’est pas la solution, mais le problème!

Auteur moliérisable et moliérisé joué quasi exclusivement dans le théâtre privé, Jean-Marie Besset succède à Jean-Claude Fall au Théâtre des treize vents. « Et bientôt Bernard Murat à la Comédie-française et Bigard à l’Opéra Bastille? » ironise l’un des candidats malheureux.

Seul Le Canard enchaîné avait relevé, il n’y a pas si longtemps, l’abnégation de notre ministre de la Culture (interview parue dans Le Figaro) : « Je voulais aller voir La Cage aux folles avec Christian Clavier. J’apprécie le théâtre de boulevard, qui en vaut bien un autre. Mais je suis allé voir Philoctète avec Laurent Terzieff au Théâtre de l’Odéon parce que c’était la dernière semaine »…

On apprécie ce sens inné du sacrifice.

Frédéric Mitterrand n’a pas tardé à mettre ses goûts en pratique, en offrant sur un plateau un des CDN les plus importants de France à un auteur plébiscité de ce théâtre privé, qui selon lui « en vaut bien un autre ».

De fait, la succession de Jean-Claude Fall au CDN de Montpellier offre tous les ressorts comiques, assez lamentables, et finalement pitoyables, du théâtre de boulevard.

Dans le rôle du bourgeois autosatisfait, mais finalement cocu, l’ineffable baron de la Septimanie, Georges Frêche, qui au mépris de toutes les procédures de désignation, claironnait sur son clocher « ce sera Lavaudant ou rien! » (nonobstant le ridicule de remplacer un Jean-Claude Fall atteint par la limite d’âge par un Lavaudant de 62 ans, sortant de la direction d’un théâtre national).

Dans le rôle du prétendant falot devenu premier rôle fantoche: Jean-Marie Besset, auteur joué dans quelques théâtre privés parisiens.

Dans le rôle des valets menant l’intrigue: le cabinet du ministre.

Dans le rôle du manipulateur de l’ombre: Gilbert Désveaux, manitou de la société du spectacle.

On ne s’oppose pas frontalement au baron de Septimanie (le PS en sait quelque chose). Au mépris de toutes les procédures habituelles et des autres candidats, pour résister au recyclage de Lavaudant, le ministère de la Culture a modifié son mode de recrutement. Après un premier tour à l’issue duquel il restait une quinzaine de candidats éligibles,  il a renoncé à désigner ce qu’on appelle dans le jargon la short list: quatre ou cinq candidats crédibles  auquel on donne un délai de deux mois pour élaborer leur projet et venir le défendre oralement devant un jury composé des représentants des tutelles du théâtre (ministère, Région, Ville) .

Face à l’obstination du baron de Septimanie, le cabinet du ministre a sorti un lapin de son chapeau: Jean-Marie Besset, qui ne remplit aucune des qualifications requises pour diriger un CDN: il n’a été joué qu’une seule fois dans le théâtre public il y a vingt ans, n’est absolument pas reconnu comme metteur en scène et sa seule expérience de travail avec  la compagnie BCDV, dirigée par  l’organisateur d’événementiels Gilbert Désveaux, n’a pas laissé de souvenirs artistiques impérissables (litote). Bref, un profil d’habitué des Molières plutôt que de figure marquante du théâtre public. L’homme est, de surcroît, au conseil d’administration de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (tiens, n’y aurait-il pas là un léger conflit d’intérêt?)

(Dans la profession, et au sein des personnels compétents —il en reste!– au ministère et à la DRAC Languedoc-Roussillon, on croyait au coup de poker. Candidat impossible du ministre contre candidat improbable du président de région: juste un épisode de la farce boulevardière.)

Mais il a fallu se rendre à l’évidence, le ministre et son cabinet ne plaisantaient pas.

Organisé pour la forme, alors que tout se négociait entre le cabinet de Frèche et celui du ministre, le nouvel appel d’offres pour la direction du CDN s’est réduit à une pantalonnade: on demandait aux candidats un projet en six pages sans les auditionner!

Peu importe que la DRAC Languedoc-Roussillon et la Direction du théâtre et des spectacles au ministère (DMDTS) soient consternées: la seconde est déjà promise à la liquidation par la RGPP. Au demeurant, pourquoi garder une Direction du théâtre, quand le ministre se montre si déterminé à liquider le théâtre public?

Jean-Marie Besset est donc officiellement nommé à la tête du CDN de Montpellier. Que les montpelliérains se rassurent, ils ne le verront pas trop souvent. Il a annoncé que son intention était de « faire rayonner le théâtre des Treize Vents sur les scènes parisiennes ».

Traduction pour les profanes: l’argent public alloué au CDN de Montellier servira à faire briller les textes immortels de Besset dans le théâtre privé parisien.

Pendant ce temps, là, Gilbert Désveaux, fondateur de l’agence d’événements GDP, «la société du spectacle» (ça ne s’invente pas) et metteur en scène attitré de Jean-Marie Besset, fera tourner la maison des Treize vents.

Je ne résiste pas au plaisir de vous citer la présentation de GDP :

  • GDP accompagne les annonceurs pour définir le contenu de leurs événements corporate et le décline lors de conventions, séminaires, team building, lancements de produit, remises de prix… Allianz, Caisse d’Epargne, Mercedes-Benz France, Roche, Servair…
  • GDP maîtrise les métiers du spectacle pour concevoir et créer des événements dans l’univers du luxe et de la mode : inaugurations, défilés, expositions, soirées … Boucheron, Cartier, Chantelle, Louis Vuitton…

Eloquentes et trés bling-bling qualifications pour répondre aux missions de service public d’un CDN!

Dans une préhistoire lointaine, Catherine Traumann, ministre injustement décriée, avait élaboré pour les centres dramatiques nationaux une Charte des missions de service public.

On pourrait l’envoyer à Jean-Marie Besset, qui croit que ladite mission est de rayonner sur les scènes parisiennes, entre deux « événements corporate » à destination des marchands de temps de cerveau disponibles. Suggestion aux Montpelliérains qui ont une autre et haute idée du service public de la culture: lui offrir en cadeau de bienvenue quelques ouvrages fondateurs, dont ceux de Robert Abirached, sur l’histoire de la décentralisation théâtrale . Mais pourquoi être plus royaliste que le roi, le ministre en l’occurrence, qui manifestement en ignore et le sens, et les valeurs?

On attend désormais la nomination de Christian Clavier à la tête du Théâtre de  l’Odéon…

Valérie de Saint-Do

P.S. L’affaire ne devrait pas en rester là. Le SYNDEAC est saisi de cette nomination qui bat en brèche les procédures légales et les qualifications exigées pour postuler  la direction à un centre dramatique. Qu’en pense Jean-Claude Fall, son ancien président et directeur sortant du Théâtre des Treize vents, dont le silence est assourdissant?




76 commentaires pour “ Théâtre en Septimanie: le privé n’est pas la solution, mais le problème!

  1. PierrePrévost écrit ce commentaire

    Voilà effectivement un évènement qui vaut son pesant de cacahuète.
    Il fallait un courant d’air pour aérer les CDN, et on nous envoie le pétomane.
    Par contre, je m’insurge avec la dernière énergie (ça sonne pompeux mais c’est sincère!) contre cette stigmatisation de l’évènementiel qui est faite ici. Ainsi d’ailleurs que celle que celle qui est faite au privé. Pourquoi pas au théâtre de rue tant qu’on y est ? Chacun emprunte les chemins qu’il trouve et ceux-là ne sont pas pires que d’autres, tout dépend de la manière dont on les emprunte. Assez de ces ostracismes bien pensants qui nous donne la même famille de clones plus ou moins ressemblants ( »les clones! les clones! ») à la tête de quasiment toutes les directions du théâtre public. N’oublions pas que Molière et Lully firent eux aussi de l’évènementiel en leur temps, ainsi qu’une palanquée d’autres…
    Pour autant, pour l’avoir fréquenté il y a quelques années, je ne pense aucun bien du sieur Desveaux qui a une mentalité que je qualifierais euphémistiquement de douteuse. Mr Bellet m’est totalement inconnu.
    Quant à la passe d’armes entre Frêche et Mitterrand, je la trouve salutairement ubuesque. Pas vous ?

  2. Valérie de Saint-Do écrit ce commentaire

    Qu’il y ait à dire sur les nominations et le clonage la tête des théâtres publics, c’est certain. Pour autant, tomber dans le relativisme ‘le privé n’estpa pire qu’un autre », c’est tomber dans le discours gouvernemental « répondre à la demande du public » et réduire le théâtre public à la demande du marché!Le privé est fait par définition pour faire du fric, qu’il le fasse sans l’argent public!
    Et le sempiternel mot bien-pensance », c’est typique du style du Figaro et du libéralisme autoritaire. C’est au nom de la lutte contre la « bien-pensance » qu’on expulse des afghans et qu’on nous refile aujourd’hui le débat nauséabond sur l »identité nationale »…

  3. Valérie de Saint-Do écrit ce commentaire

    J’ajoute que l’ »événementiel » a un sens marchand bien précis, qui n’est pas celui de l’événement! Le théâtre de rue peut heureusement faire « événement », sans tomber dans les mains des margoulins fabricants d’ »événementiel » support de com…

  4. Maragnani écrit ce commentaire

    Excellent article mais bien solitaire malheureusement dans un océan d’indifférence…. ne pas compter sur les artistes pour s’en étonner, offusquer, ou et encore moins espérer d’eux une réaction, tout occupés qu’ils sont à vivre ou survivre, et encore moins sur le SYNDEAC qui n’a plus l’oreille de personne et qui n’est qu’une chambre d’enregistrement des doléances….
    Les frontières bougent, se mélangent, Le Théâtre public et le théâtre privé désormais liés par le même destin… pourquoi pas? encore faut-il définir aujourd’hui ce que veut dire encore une notion de Théâtre Public et surtout quels en sont les représentants….

  5. PierrePrévost écrit ce commentaire

    Malgré toute ma bonne volonté je ne peux me rendre à ces arguments, notamment celui sur la « bien-pensance » que je trouve singulièrement de mauvaise foi. L’expulsion des afghans est détestable ainsi que le débat sur l’identité nationale, mais je ne vois pas ce que ça vient faire dans ce débat.
    Quant au privé, j’entends bien l’enjeu sous-jacent: cette lutte entre service public et solutions privées qu’on retrouve dans différents domaines: éducation, santé, culture et j’en passe, et j’apprécie effectivement la force symbolique qu’il y a à nommer un tenant du privé dans un établissement public et le danger que ça représente. A ce titre, ton évocation de la Charte des missions de service public pour les CDN est tout à fait pertinente. Quel est le cadre, quelles sont les missions ? c’est la bonne question. Ta charge sur la carrière du nouveau promu, par contre, me parait maladroite parce que, viscéralement, je revendique pour chacun le droit de se construire son propre itinéraire sans se prendre en retour des oukases plein la gueule. La qualité d’un individu ne saurait se réduire à son parcours: regarde Kouchner.
    Par ailleurs, le privé n’est pas, par définition, « fait pour faire du fric », comme tu dis, même s’il comporte dans ses rangs des machines à fric tout à fait débectantes. Ce serait trop simple. Le « café de la gare », par exemple, me semble ressortir de l’initiative privée, non ? ainsi que pas mal de cirques ou de petites salles tout à fait estimables.
    Il y a dans cette nomination de quoi s’alarmer et protester, je te rejoins complètement là-dessus. Les enjeux sont lourds, mais ça ne nous oblige pas moins à bien choisir nos arguments pour éviter des retours de bâton contre-productifs.
    Est-ce idiot, ce que je dis ? et est-il idiot de se demander si l’aristocratie artistique qui règne sur le théâtre depuis plus de vingt ans ne vient pas, ici, de se faire prendre à son propre piège ?

  6. Poty écrit ce commentaire

    Cette région est décidément bien étrange! Si j’en crois les rumeurs lors de la première passe d’arme entre le ministère et le Septi-maniaque, Jean-Noël Fenwick était dans les propositions, l’arrivée de Besset ne serait donc finalement qu’un avatar de la première mouture…
    Une région définitivement étonnante lorsque l’on voit le Président de région se positionner avec un tel applomb sur la nomination du directeur d’un CDN, que l’on entends les gens de la DRAC affirmer texto « qu’il ne peuvent se démarquer de la politique de la région par manque de moyens »…
    Une région dont 80% de l’activité se situe autours de Montpellier…financierement parlant s’entend! position relayée par le ministère qui ne palie en rien le manque de maillage territorial!

    La réponse ministèrielle à Frèche est certe choquante, que viens faire Besset a la tête d’une structure à laquelle il ne comprend certainement rien et pour le passé de laquelle je suis convaincu qu’il nourrit un certain mepris, mais les propositions de la région ne l’étaient pas moins: remplacer un directeur atteint par la limite d’age par un autre en passe de l’être… quel projets d’avenir pour le CDN? Peut etre après tout est-ce le moyen de s’en débarrasser, voici maintenant un moment que le ministère cherche des solutions pour fermer ce genre de boutiques sans attirer les foudres de l’ensemble de la profession. Les transformer lentement en théâtres privés ou en mourroir sont peut etre les solutions adoptées…
    Jeanne Laurent reveille toi ils sont devenus fous!

  7. Michel Simonot écrit ce commentaire

    La nomination de Besset est effectivement une chose très grave, un précédent qui doit nous alerter sur l’avenir du théâtre public, des politiques publiques. Le silence qui persiste autour de cette nomination me parait incroyable. Incompréhensible. OU bien… trop clair…
    (Une remarque : l’affiche des la cage aux folles ne me paraît pas très pertinente : elle peut avoir une connotation homophobe qui peut déplacer le débat là où il ne faudrait pas… Il y a d’autre affiches…)
    Question : comment amorcer, forcer au débat?
    Il y a dans l’air du temps une tendance à faire croire que la différence entre les logiques du public et du privé ne sont plus de mise. Sur le plan financier comme sur le plan esthétique. Même si certains s’appliquent à jouer avec ses frontières, pour jouer -avec opportunisme- sur tous les tableaux, cela ne signifie pas que les différences, voire les oppositions fondamentales demeurent. Et qu’il y a à les réaffirmer.

  8. philémon écrit ce commentaire

    D’accord avec Poty : « quel projets d’avenir pour le CDN? Peut etre après tout est-ce le moyen de s’en débarrasser, voici maintenant un moment que le ministère cherche des solutions pour fermer ce genre de boutiques sans attirer les foudres de l’ensemble de la profession. Les transformer lentement en théâtres privés ou en mourroir sont peut etre les solutions adoptées… ». C’est bien la marque d’un Etat qui s’autodétruit, entre les mains des ultralibéraux émules de Milton Friedman (cf le film épatant: « The Yesmen fix the world »).

    Mais comme dans d’autres domaines, il est temps de se demander si, par hasard, la gestion passée de ces espaces publics ne serait pas à l’origine de l’affaiblissement qui permet aujourd’hui de les détruire complètement. Et, là je suis tout à fait d’accord avec la conclusion de Pierre Prevost : « est-il idiot de se demander si l’aristocratie artistique qui règne sur le théâtre depuis plus de vingt ans ne vient pas, ici, de se faire prendre à son propre piège ? ».

    Les directeurs de CDN de la dernière décennie ont-ils rempli la mission confiée par les pionniers de la Décentralisation ? Se sont-ils ouverts aux populations que l’on qualifie de « non-public »? Ont-ils contribué à valoriser des pratiques artistiques nées dans les quartiers « difficiles » ?
    Ont-ils concentré leurs efforts comme le voulait Vilar, sur l’accès de leurs lieux à toutes les couches de la société ?
    Non, pour la plupart, ils n’ont pas eu le courage de faire ce travail.
    Ils se sont le plus souvent contenté de mener leur propre carrière en usant personnellement des avantages du poste et oubliant que la mission qui leur avait été explicitement transmise au sortir de la guerre était d’assumer des risques pour faire avancer la place de l’art et de la culture dans notre société !
    Pourtant il y a eu une magnifique initiative d’Etat, qui aurait pu nous être très utile, et dont on ne parle plus aujourd’hui : la Charte des missions de service public de la culture, initiée par Catherine Trautmann. Un texte ambitieux et salutaire qui les rappelait à leurs droits et à leurs devoirs vis-à-vis de l’usage de l’argent public… et qui a été très mal reçu par l’ensemble de la corporation et en particulier des directeurs de CDN qui refusaient catégoriquement que l’Etat mette son nez dans leurs affaires.

    Alors, dans les périodes de destruction comme celle que l’on traverse, il y a au moins une chose que l’on peut essayer de faire : prendre la mesure des erreurs du passé. Comprendre en quoi l’attitude générale de ce milieu de la culture qui se proclamait de gauche sans jamais avoir rien à prouver de son engagement, a été dans une large mesure la cause des catastrophes actuelles, plutôt que de considérer que nous n’y sommes pour rien et que nous aurions simplement à combattre des affreux, venus de nulle part, indépendamment de toute responsabilité de notre part.

    Au cas miraculeux où l’on parviendrait à se débarrasser des destructeurs du service public, si l’on ne fait pas ce travail de réflexion sur le passé, cela ne nous empêchera pas de recommencer, à coup sûr, les même erreurs.

  9. Valérie de Saint-Do écrit ce commentaire

    @Michel Simonnot: la présence de cette affiche est explicitée dans les premières lignes du texte. Mais on aurait pu mettre celle de « Panique au village »… ou « L’Arnaque »!
    @ Pierre Prévost: La notion de « privé » est à préciser. J’en exclus pour ma part des salles non labellisées, mais soutenues par la puissance publique, et qui ne comptent pas sur de seules machines à succès et la location de salles pour vivre, comme le Lavoir moderne parisien à Paris…
    @ Philémon: bien résumé!

  10. Michel Simonot écrit ce commentaire

    Afin d’éviter des malentendus (j’ai bien entendu l’explication), je suggère de changer l’affiche : en effet, elle est reprise de manière automatique à plusieurs reprises, de bonne foi, sur FAcebook par des membres, sans qu’il y ait explication. Il serait dommage que, sans le vouloir, il puisse y avoir des glissades…
    Sur le fond, il est clair que le débat ne porte pas sur la singularité d’un parcours individuel. Chacun a le droit de jouer, se produire, etc, où il l’entend. De faire de l’art pour de l’argent ou pour…l’art, etc. POur la gloire ou dans la discrétion, etc.etc.
    PAr contre, le parcours artistique et institutionnel d’une personne peut être analysé d’un point de vue artistique et institutionnel. Que les choix soient personnels n’enlève rien au fait que ces choix ont une signification qui peut être objectivée. Celle-ci confère, dès lors, une signification au choix, par une tutelle, de cette personne là (donc, de ce parcours-là) parmi tous les autres choix possibles.
    On comprend que pas mal de responsables d’institutions artistiques qui, par opportunisme, ont choisi, ces derniers temps, de jouer dans le « privé » soient un peu gênés aux entournures pour entrer dans le débat.
    Oui, nous le savons, l’Etat cherche à se débarrasser du poids financier de beaucoup d’établissements subventionnés nationalement. C’est la politique publique de l’état en matière artistique et culturelle qui est en jeu.
    La question est politique. Economique. Sociale. Mais aussi esthétique : n’y a t-il pas une esthétique du théâtre privé, par exemple? (donc une idéologiqe…?)
    Osons le débat…

  11. patatrak écrit ce commentaire

    J’en rejoins certains: cette nomination est un scandale et signe la dispariion programmée par affadissement (baptisé « passerelle avec le privé ») du réseau du théâtre public, des CDN et de la décentralisation dramatique trop « à gauche » pour la droite. Tout ceci en squizzant le débat sur la qualité du théâtre proposé en réseau privé ou dans le public, rendu si facile par la disparition depuis 10 ans d’une véritable critique théâtrale (se rappeler comment B. Tackels et Mouvement se sont fait allumer il y a quelques années quand ils ont osé critiquer un spectacle de….. Alain Françon !). Or, les premiers responsables de cette gabegie ne sont-ils pas justement les barons soi-disant « de gauche » ou « engagés » à la tête des CDN depuis 20 ans, de la génération 68 pour la plupart, et qui n’ont rien fait pour transmettre sainement leurs outils à la génération suivante ? Les mêmes qui gardent aujourd’hui un silence assourdissant, et il est fort à parier que même le Syndeac ou la CGT spectacle ne dira rien: tous ont trop à perdre en ce moment. Quant à la profession, elle va faire le dos rond en espérant ne pas se faire repérer pour garder les miettes qu’on voudra bien lui jeter… En 5 ans, on aura ainsi démantelé en France 30 ans d’histoire de la décentralisation: la droite doit se marrer, c’était trop facile, il suffisait de s’appuyer sur les peurs et les rivalités de ces soi-diantes « belles âmes » de gauche… En tous cas, c’est bien la première fois qu’on verra un type qui n’est pas entrepreneur de spectacle et qui n’a jamais rien fait dans le public diriger un CDN: trop fort ! Un CDN coaché par un directeur de boîte d’événementiels de luxe, fabriquant des spectacles avec de l’argent public pour distraire les bourgeois parisiens du théâtre privé ! Vive le sarkozysme, et toute cette braderie organisée par un Mitterrand: trop fort encore !

  12. Valérie de Saint-Do écrit ce commentaire

    Pour répondre aux inquiétudes de Michel Simonot sur l’accusation possible d’homophobie, j’ai modifié l’image ;-)

  13. Valérie de Saint-Do écrit ce commentaire

    Et au vu de l’actualité, peut -être que la prochaine étape, c’est la nomination de Sarkozy (Pierre) à la tête du Parc et de la grande halle de la Villette? Il a toutes les qualifications requises, il fait du rap!
    http://tinyurl.com/yezwhld

  14. Michel Simonot écrit ce commentaire

    C’est parfait, Valérie!!!
    Et vive Pierre Sark.

  15. Is écrit ce commentaire

    Merci pour cet article!

    La question n’est effectivement pas de savoir si le privé et l’événementiel font « aussi » des choses « bien »… on l’espère pour eux, que ça leur arrive!

    La question est celle de qui fait quoi. Là, c’est simple, y’a une erreur lourde et signifiante de casting.

  16. PierrePrévost écrit ce commentaire

    bien vue, l’affiche !

  17. Valérie de Saint-Do écrit ce commentaire

    Excellent film au demeurant ;-)

  18. julie écrit ce commentaire

    @patatrak : Et le 104, structure de luxe ignorante du quartier qui l’entoure, inventée par Christophe Girard et l’équipe de Delanoë, c’est pas fort ? Et le démantèlement du travail associatif dans le 93 par la nouvelle équipe départementale (cf Cassandre/Horschamp 79 : http://www.horschamp.org), c’est pas fort, de la part de politiques qui se disent de « gauche » (et qui ont été élus pour autre chose) ? Voir aussi ici : http://www.humanite.fr/Le-93-lache-t-il-la-culture

    Si l’on resistait vraiment, à gauche, en tout cas chez les responsables culturels des collectivités territoriales, nous pourrions nous contenter de ce discours stigmatisant à juste titre la « droite »… Mais ça n’est malheureusement pas le cas, les alliés de la destruction ultralibérale sont aussi de ce côté-là ( cf entretien avec Francis Jeanson dans le numéro 40 de Cassandre/Horschamp : http://www.horschamp.org/spip.php?article1295 )…

    @Michel Simonot : La question n’est malheureusement pas aussi simple. Ce qu’ils veulent faire, ce n’est pas économiser de l’argent pour l’Etat, ça n’est vraiment pas leur problème, ils dépensent beaucoup d’argent de l’Etat pour pas grand chose, ou plutôt pour leur propre propagande…
    Il suffit de voir les dépenses faramineuses faites par ce gouvernement pour briller dans le cadre des festivités européennes.

    Leur problème, comme l’a clairement affirmé Denis Kessler du MEDEF (voir ici : http://contreinfo.info/article.....icle=1316), c’est de détruire un mode de société qui donne une place importante à l’autre et aux autres, de détruire tout ce qui est de l’ordre de la solidarité collective, en un mot tout ce qui a été mis en place par le Conseil national de la Résistance (voir le film de Gilles Perret : Walter, retour en Résistance : http://www.walterretourenresistance.com/, visible notamment ces jours-ci à Lyon au Comœdia et à l’Espace St-Michel à Paris).
    Leur problème c’est d’effacer de notre civilisation tout ce qu’elle peut encore avoir d’humain, de gratuit, de généreux, tout ce qui est de l’ordre de l’échange et de l’enrichissement des esprits, c’est-à-dire tout ce qui échappe à la rentabilité. Et le manque de sérieux, les faiblesses des barons de « gauche », leur ont ouvert une autoroute pour terminer le travail de saccage et faire pénétrer la barbarie dans des domaines que nous pensions être les plus sûrs abris.

    PS : Lisez cet ouvrage, si vous le pouvez, pour bien comprendre ce qui arrive à ce pays : http://www.appeldesappels.org/spip.php?article147

  19. Valérie de Saint-Do écrit ce commentaire

    AU demeurant, Georges Frêche (mais qui l’appellera « homme de gauche » ) se réjouit désormais de cette nomination sous le signe de la « jeunesse »… Et le silence de la gauche et du SYNDEAC sont en effet frappants (notons toutefois que l’info n’est pratiquement apparue qu’ici, et sur le Midi libre). Ça va peut -être bouger dans les prochains jours… Se lon mes sources, la direction « culture » du PS est prévenue.

  20. Philemon écrit ce commentaire

    @Is : aucune erreur de casting, chère Is : une stratégie de destruction perverse très mûrement pensée, au contraire ! (voir la stratégie de Denis Kessler du Medef plus haut), comme celle de la Drac à Marseille avec Richard Martin et le Théâtre Toursky : au fait, que devient-il, le cher ministre tient-il ses promesses ? http://www.toursky.org/2009-20.....stance.htm

  21. patatrak écrit ce commentaire

    @ Julie: sur le 104 (et le reste des équipements foireux de Delanoë), je vous suis évidemment, mais là n’est pas le propos. On parle ici de la casse du réseau des CDN sur toute la France avec 30 ans d’histoire: les enjeux sont tout de même autres… Et relisez mon commentaire: j’aborde aussi (malheureusement) la complicité implicite des « barons de gauche » qui ont introduit les loups dans la bergerie pour ne rien lâcher de leur pouvoir. Encore et toujours, il y aussi une question générationnelle qui se (re)pose, 10 ans après l’admonestation de S. Nordey et O. Py (qui a bien oublié cette époque…) à ce sujet dans le Monde.

  22. patatrak écrit ce commentaire

    Et j’ajoute: il est douteux que les « pontes » du PS ou du Syndeac réagissent vraiment (on aura un petit communiqué consterné, çà ils savent faire les Tartuffe), et encore moins ceux de l’ACID (ça se tient les coudes…). Il reste encore les recours de la grève ou de l’occupation du CDN: souvenons-nous de l’exemple du TGP où les Cies avaient su se mobiliser…. Autres temps, autres moeurs ?

  23. Valérie de Saint-Do écrit ce commentaire

    @philemon: le lien vers le soutien à Richard Martin ne marche pas… Est-ce signe que le comité de soutien a cessé ses activités? Ce serait imprudent. Restons vigilants!

  24. Nicolas Roméas écrit ce commentaire

    Hé bien, si je peux me permettre, la question posée par Julie demeure néanmoins entière et urgente :
    Qui, à gauche dans cette période de destruction massive et par tous les moyens du service public de la culture français né des idéaux de la Résistance, prendra à temps conscience de l’urgence ?
    Cette urgence est à la fois politique au sens courant et civilisationnelle au sens le plus large : c’est un enjeu aussi important que la question environnementale : il est question de la construction de l’humain dans les décennies à venir. Et, par ailleurs et plus prosaïquement, c’est la seule possibilité pour la gauche politique d’exister face aux ultralibéraux, car c’est encore le seul domaine où ils n’ont rien à dire de crédible, et pour cause.

  25. julie écrit ce commentaire

    Je crois que ce lien marche mieux que celui placé par Philémon :

    http://www.toursky.org/2009-20.....stance.htm

  26. Nicolas Roméas écrit ce commentaire

    Allez voir ce film d’urgence : http://www.walterretourenresistance.com/

  27. patrick tork écrit ce commentaire

    excusez ma naivité mais ce nouveau directeur (auteur et adaptateur ayant quasi exclusivement exercé dans le theatre privé) pourra il envoyer des spectacles de Montpellier sur les scenes privées parisiennes ? peut il vraiment se servir de la direction du CDN pour sa propre gloire ? tout cela me parait abherrant ! J’espere qu’il saura s’entourer d’autres personnes qualifiées que celles exercant dans l’evenementiel pour continuer a assumer les missions du lieux (milieu scolaire, banlieues, prisons, ect …) il y a quand même un cahier des charges a travers lequel il ne pourra pas passer. attendons de voir…

  28. Kane écrit ce commentaire

    @ patatrak. Hélas, le petit milieu du théâtre languedocien est-il capable de montrer les crocs ? j’en doute! Tous renoncent. Occuper le CDN, ô joie de l’insurrection ! ce serait joli. Mais que font nos barons locaux ? Ils n’aspirent qu’à une chose sauver leur place. Durer. Certaines retraites se profilant chez nos directeurs de Théâtre, ils ne peuvent qu’attendre et après eux le déluge. De quoi sont capables les compagnies ? Rien. Toutes dépendent de la région et de la DRAC. et si une tête dépasse le mammouth-président la coupera d’une pichenette. En parlant de ce dernier, je me pose une question : qu’a-t-il négocié, pour avaler si gaillardement la couleuvre Besset ? A suivre.

  29. patatrak écrit ce commentaire

    @ Kane: Oui, la soummission imposée sur laquelle comptent justement à coup sûr les tutelles… Qui osera dire ensuite que la culture n’est pas puissamment verrouillée en France ? Ce genre de choses n’aurait jamais pu avoir lieu dans un autre pays européen, exception faite de l’Italie berlusconienne évidemment… Qu’a pu « négocier » le présidentissime régional ? Oh, entre des fonds de l’Etat pour ce fameux théâtre municipal à construire qu’il avait annoncé il y a deux ans et le « retour d’ascenceur » pour avoir nommé seul le directeur de l’opéra, ou un lot de sucettes publicitaires géantes pour les futures élections, il y a de quoi choisir, non ? :-)

  30. bernhardt claude écrit ce commentaire

    La culture et l’art, un enjeu de société ? Oui, mais de société anonyme et privée : le sans nom au nom duquel le paysage comme le visage sont voués à l’incapacité à se dire, au hors sol comme au hors social ( »privé public tout pareil »).
    La façon avec laquelle a été décidée la direction du CDN de Montepellier, ses conditions, ses passe-droits, marque à la fois une rupture, celle d’un État qui ne serait plus garant de l’intérêt public, et une continuité, celle de l’accaparement de l’espace et du bien collectifs au profit des « héritiers ». Simplement le nouvel « héritier » ne vient plus du même sérail et c’est ce qui fait scandale. Oui, il y a belle lurette que le partage du « gâteau d’excellence » a principalement consisté à s’assurer la carrière et les moyens de se produire et de se diffuser. Un « se » seulement extensif à ceux qui participent des conditions de la reconnaissance par l’appartenance. Un mode de fonctionnement dont chacun ou presque a tenté de profiter, avec l’assurance d’être de toute façon et quoi qu’il arrive légitimes pour quelques-uns, avec l’illusion très pathétique pour beaucoup d’en être peut-être un jour (forcer le destin ?!). Un espace où se jouaient et continue de se jouer des rapports de classe particulièrement féroces, peut-être parce que particulièrement sommés de ne pas se dire comme tels. Aujourd’hui, même les légitimes sont menacés ; c’est un fait assez nouveau que le Syndeac ait repris et fait sien une position des organisations des compagnies et petites structures artistiques : l’exigence de suppression du Conseil pour la création artistique. Il fut un temps, pas si lointain, où il se serait sans doute contenté d’en être avec réserves.
    Alors, tous à mettre dans le même sac, celui du tous coupables et tous victimes ? C’est ce que nous voudrait l’air du temps qui efface si bien les différences par fragmentation et effacement du lien.
    Qu’il y ait de la différence entre le public et le privé, entre ce qui les constitue et entre ce qu’ils produisent, voici qui n’est pas à mettre en doute mais qui est à regarder, y compris dans leurs déplacements de frontière et leurs passages et interactions. Regarder non pour tenter de relativiser et aplanir (faire du ventre mou), mais pour rendre compte des complexités dans lesquelles nous tentons d’ouvrir des chemins, avec leurs déplacements et leurs croisements.
    Il n’est pas anodin que ce soit beaucoup sur la question du théâtre – des lieux de théâtre – que se porte nos coups de gueule et de projecteur et jamais ou presque jamais sur la danse, la musique, les arts de la rue, les arts plastiques et de l’image. Serait-ce que la question de l’art comme bien collectif se limiterait au théâtre ? Pour les autres disciplines la question serait-elle déjà consommée ? Comment intégrons-nous que de plus en plus de personnes « fassent de l’art » (en musique, c’est flagrant) et disent ainsi que ce qui est richesse, ou pauvreté, n’est plus seulement centré sur le bien matériel mais sur ce qui fait sens de l’existence ? En quoi et comment ce sens, son travail et le travail à faire pour qu’il advienne dans toutes ses potentialités, est-il tout à la fois lieu d’émancipation pour l’individu et de refondation du social ?
    Et pour momentanément finir, le Ministère de la culture et la politique gouvernementale qu’il applique avec célérité ne sont affectivement pas seuls en cause : des politiques territoriales et locales, toutes appartenances politiques confondues, s’emploient tout autant à la confusion des genres. Avec les élections régionales approchantes, nous allons avoir du grain à moudre pour interroger des bilans, projets et propositions de politiques culturelles. Il pourrait être utile de faire circuler les informations, analyses et initiatives des uns et des autres à ce sujet.

  31. Marc BAYLET écrit ce commentaire

    AH… Trente commentaires par une petite dizaine de commentateurs… C’est trop peu mais c’est bien réconfortant. Je suis comédien et metteur en scène, je travaille à Montpellier et entre autres au CDN-en tournée actuellement- et dans des compagnies qui ont, elles aussi, postulé… public/privé, baronnie épuisante des directeurs de CDN ces dernières années… Critiques et analyses se rejoignent avec des variantes mais le bilan général est que ça n’allait pas si bien, que ça va de plus en plus mal avec une liquidation programmée… Je confirme pour le silence assourdissant, c’est pour toucher encore des subventions… Pour combien de temps encore?! Pour qui?! Et surtout pourquoi? je n’arrive pas à comprendre pourquoi les compagnies ne sont pas capables de présenter des candidatures communes où enfin le partage, la communauté de travail, le collectif artistique, le métissage des pratiques sont revendiqués et assumés. Les CDN ne sont pas fait pour cela. mais n’est-ce pas cela qu’il faut modifier pour répondre à la réalité des artistes, des compagnies et du public d’aujourd’hui.Ce qu’il faudrait dénoncer, ou qu’il aurait fallu dénoncer, c’est cette logique de la pyramide qui ne laisse à son sommet qu’un seul, les pieds dans l’amertume de tous les autres.
    Si nous faisons une projection des budgets, il est « amusant » de constater que même divisé en trois, le budget artistique d’un CDN multiplierait par trois ou quatre le budget global de chacune de 3 ou 4 compagnies regroupées au sein d’une direction collective, plus la possibilité de programmer, de diffuser, d’organiser etc etc etc… Mais non le rêve de chacune des compagnies c’est d’avoir le CDN pour elle toute seule avec son budget multiplié par plus de 10 et tout ce qui va avec. L’argument opposé est qu’il ne s’agit pas de partager des miettes – grosses les miettes quand même!… Mais d’obtenir plus, dépasser ce mythique 1% que nous vous redistribuerons, qu’il ne faut pas entrer dans le puéril débat des gros et des petits… Ok pour l’occupation.

  32. Kane écrit ce commentaire

    @marc baylet : Ok pour l’occupation? très bien. En même temps ne mélangeons pas ouverture (drole de mot aujourd’hui) et direction. Un bateau a besoin d’un capitaine. Libre à lui de n’embarquer que des marins hors-pair (l’équipe artistique). Libre à lui d’embarquer autant de voyageurs qu’il veut. Ne confondons pas partage avec collectif. Et surtout ne nous trompons pas d’objectif aujourd’hui. To be(set) or not to be(set), là est la question. les compagnies semblent faire ce qu’elles peuvent. c’est à dire (je me répète) Rien. Les pieds pris dans le béton ils ne peuvent pas bouger (ou si peu). Alors qui doit bouger ? ceux qui sont dans des fauteuils (directeurs de scènes nationales, de festival, de structures culturelles, élus(?), les compagnies de toutes façons seront toujours de petits fantassins exposés à la mitraille.

  33. Rikitikitavi écrit ce commentaire

    Il y a aussi un détail que l’on n’a pas beaucoup mentionné dans cette discussion, bien sur ce n’est pas le centre du débat, mais ça n’est pas complètement dénué de sens par rapport à cette situation : J-M Besset est un très mauvais auteur de théâtre. Ce qui a fait son petit succès dans les milieux du théâtre privés c’est avant tout l’opportunisme de ses thèmes, permettant d’attirer l’œil du public par rapport à une mode. C’est très souvent le manque de talent qui pousse à accepter les compromissions.

  34. Valérie de Saint-Do écrit ce commentaire

    @Claude: entièrement d’accord. Et si nos amis montpelliérains montaient un vaste débat sur ce thème? Nous sommes partants!

    @Marc Baylet: amusant, je me suis de mon côté interrogée sur ce qui se passerait si on donnait les clefs du 104 à une vingtaine de compagnies ou d’équipes, toutes disciplines confondues, qui mutualiseraient les tâches d’administration et de com… A 8 millions d’euros de budget annuels, même en admettant qu’il faille 1 million pour faire tourner le lieu, ça laisse un budget conséquent pour chaque compagnie, et ce mausolée serait envahi par un désordre vivant!

  35. Kane écrit ce commentaire

    @Valérie de Saint-do . Ouvrons ce vaste débat, et pas qu’aux montpelliérains. Au moins à tous ceux de la région. Vu ce qu’il est en train de se passer avec le Toursky à Marseille, il serait peut-être temps de réellement réagir.

  36. Charlotte23 écrit ce commentaire

    Oui, il est temps d’ouvrir le débat, mais cette fois il faut le faire ensemble, sinon il sera très vite, comme c’est souvent le cas, pollué par les tenants des différents pouvoirs et leur inusable langue de bois. Il faut donc d’abord se dépêcher de créer des liens solides entre les différents acteurs décidés à mettre vraiment le problème de l’art et de la culture dans une société néolibérale publiquement sur la table. Et, en effet, Richard martin et l’équipe de Toursky devraient être parmi les premiers intervenants de ce débat. Et les gens du Théâtre du Soleil aussi.

  37. Barbara Petit écrit ce commentaire

    Cette élection est quand même un scandale de plus à mettre dans l’escarcelle de qui on sait… Cet article mériterait d’être placardé sur les murs du ministère de la culture !

  38. Geronimo écrit ce commentaire

    Election, comme vous y allez Barbara, est-ce vraiment une élection ? Ça serait plus démocratique en effet mais ça ressemble quand même plutôt à une nomination.

  39. patatrak écrit ce commentaire

    @ Rikitikitavi: entièrement d’accord avec vous sur la médicrité du l’auteur Besset, personne n’avait AUSSI pensé à le mentionner, et cela ajoute encore au scandale. Il s’appelerait Py, passe encore (et encore justement: les loghorrées messianiques, un peu ridicules aujourd’hui) mais encore et toujours cette croyance 19°s/boourgeoise très « EAT »/Louis Doutreligen que le théâytre se résume à un texte qui n’est qu’un élément parmi d’autres au plateau (une scène n’est pas un livre ouvert beuglant en se déchirant la chemise ou en prenant des mines pseudo inspirées). Il y a quelques années, en RV à la DMDTS, je leur ai parlé du « Théâtre postdramatique » de HT Liehman (ed Arche): personne ne connaissait ! Et ce sont ces gens qui nous jugent: d’ignardise en couardise, le Ministère de la communicaiton culturelle s’abime décidémment dans la bêtise…

  40. ALA écrit ce commentaire

    Je suis allée une fois au « festival NAVA » de ce monsieur: j’ai eu honte, c’était pire que le « festival de Ramatuelle » de JC Brialy, vous voyez le tableau. Il y avait Armelle Héliot, enthousiââââste: j’ai failli en pleurer et ai hurlé (un peu ivre :-) ) un « Vilar, reviens, ils sont devenus fous ». Pour toute réponse j’ai eu un « floutch »: je venais de marcher dans de la bouse à force de regarder les étoiles pour oublier…

  41. VILAR écrit ce commentaire

    Bon, y’en a marre, je vais rescuciter pour revenir distribuer du bourre-pif. Seul ennui: le PC est mort, sur quel parti puis-je m’appuyer pour dire « le Ministère de la Culture, c’est moi » ?

  42. gwendoline écrit ce commentaire

    @VILAR

    Cher Jean, vous avez la mémoire courte on dirait (ou alors ça n’est pas vraiment vous), souvenez-nous, Jean, Jeanne Laurent n’était pas vraiment communiste, souvenez-vous du gouvernement auquel elle appartenait… ni d’ailleurs l’ensemble de ce gouvernement CONTRE lequel vous avez dû vous appuyer pour faire vivre Avignon et le TNP de Chaillot.
    Comme de votre temps, cher Jean, ce n’est pas d’un parti politique que nous avons besoin avant tout, mais de personnes réellement courageuses, peu importe leur parti. Jean, (si c’est vous) ne dites pas de bêtises, l’histoire ce n’est pas celle d’un parti. Et aujourd’hui aussi nous avons besoin de personnes courageuses. Dans tous les partis !

  43. Django écrit ce commentaire

    Pour mieux connaître J.-M. Besset et sa pensée :

    http://www.2007culture.org/video/besset.php

  44. julie écrit ce commentaire

    Pour info

    —–
    24 janvier 2006

    (source : http://www.conventions-ump.org/site/Culture.htm )

    Programme

    Convention organisée par Françoise de Panafieu, secrétaire nationale de l’UMP en charge de la culture, députée de Paris, ancienne ministre, en présence de Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture et de la communication.

    9h00 Ouverture des travaux avec Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture et
    de la communication

    Intervention de Françoise de Panafieu, secrétaire nationale de l’UMP en charge de la
    culture, députée de Paris, ancienne ministre

    9h15 « Réussites et échecs : état des lieux de la politique culturelle. »
    Intervention de Hugues Gall, membre de l’Académie des Beaux-arts, ancien directeur
    de l’Opéra national de Paris

    9h30 La culture pour tous : passer du mythe à la réalité

    Présidente de séance : Maryvonne de Saint-Pulgent, présidente du théâtre national
    de l’opéra-comique, professeur associé à l’université Paris IV

    Intervenants :
    Patrick Brion, historien du cinéma
    Jérôme Deschamps, auteur, interprète et réalisateur
    Bernard Fixot, éditeur
    Didier Lockwood, vice président du Haut conseil à l’éducation artistique et
    culturelle
    Muriel Marland-Militello, députée des Alpes-Maritimes
    Jean-Louis Rémilleux, journaliste, producteur de télévision
    André Rossinot, maire de Nancy, ancien ministre
    Gad Weil, directeur artistique de WM événements

    11h00 Franchir les frontières

    Président de séance: Thierry Mariani, secrétaire national de l’UMP chargé des
    Français de l’étranger, président des Chorégies d’Orange, député du Vaucluse

    Intervenants :
    Jacques Chancel, journaliste, présentateur de chroniques littéraires
    Georges Delettrez, commissaire priseur
    Jean-Michel Jarre, compositeur
    Yoyo Maeght, éditrice d’art
    Henri Maier, directeur de l’opéra de Leipzig
    François Sureau, écrivain
    Guy Verrecchia, président-directeur général du groupe UGC

    12h30 Intervention de Maurice Druon, secrétaire perpétuel honoraire de l’Académie
    française, ancien ministre

    12h50 Déjeuner libre

    14h00 Etre artiste aujourd’hui

    Président de séance : Dominique Richard, député du Maine-et-Loire

    Intervenants :
    Rémy Aron, président de la Maison des artistes
    Dominique Brun-Leglise, galeriste
    Alain Dorval, artiste interprète, conseiller national du SNAPAC-CFDT
    Mélanie Dulong de Rosnay, responsable juridique Creative commons France
    Didier Durand-Bancel, gérant de Free and Legal Music
    Laurent Duvillier, délégué général de la société civile des auteurs multimédia
    (SCAM)
    Michel Gomez, délégué général de la société civile des auteurs réalisateurs
    producteurs (ARP)
    Franck Hédin, producteur de musique
    Anaïs Imbault, danseuse
    Marie-Charlotte Lanta, auteur, journaliste
    Pascal Nègre, président d’Universal Music
    Bruno Ory Lavollée, gérant de l’ADAMI
    Jérôme Roger, directeur général de l’Union des producteurs phonographiques
    français indépendants (UFPI)
    Daniel Sibony, écrivain et psychanaliste
    Maurizio Toffoletti, sculpteur
    Jacques Toubon, député européen, ancien ministre
    Jérôme Roger, directeur Général de l’Union des Producteurs Phonographiques
    Français Indépendants (UPFI)

    Conclusion d’Eric Vu An, maître de ballet associé à la direction artistique du Ballet
    national de Marseille

    15h15 Transmettre et élargir : la culture et l’identité

    Président de séance : Patrick Devedjian, conseiller politique du président de l’UMP,
    député des Hauts-de-Seine, ancien ministre

    Intervenants :
    Nicolas Baverez, avocat et essayiste
    Théodore Zeldin, sociologue et professeur d’histoire à l’université d ’Oxford

    16h15 Démocratiser, créer, rayonner : les options du nouveau souffle culturel

    En présence de Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture et de la
    communication

    Président de séance : Christopher Baldelli, vice-président de l’Union européenne de
    radio et télévision

    Intervenants :
    Christine Albanel, présidente de l’établissement public du musée et du domaine
    national de Versailles
    Jean-Marie Besset, auteur et metteur en scène
    Jean-Claude Camus, producteur
    Alain Duault, musicologue et journaliste
    Richard Ducousset, vice-président des éditions Albin Michel
    Pierre-Michel Menger, directeur de recherche au CNRS
    Olivier Meyer, directeur du théâtre de Suresnes Jean Vilar
    Germain Viatte, conseiller auprès du président du musée du quai Branly,
    responsable de la muséographie

    17h30 Conclusion de Nicolas Sarkozy, président de l’UMP, ministre d’Etat, ministre
    de l’Intérieur et de l’aménagement du territoire

    source : http://www.conventions-ump.org/site/Culture.htm

  45. Livchine écrit ce commentaire

    Je cherche dans mes souvenirs un seul spectacle de CDN un peu vitaminé.
    Ma dernière visite à la Criée fut effroyable.
    Celui de Besançon tient tellement dans l’ignorance la vie théâtrale de la région que je n’y mets plus les pieds.
    Bordeaux, ça m’a l’air luxueux, Villeurbanne,Schiarreti,TNP, (c’est un cdn) j’y ai passé une soirée mortifère.
    On n’a même pas besoin d’aller à son CDN, car on sait ce qu’on va y voir d’avance, c’est jamais mauvais, il faut l’avouer, mais c’est jamais non plus enivrant, c’est du banal cadré, c’est le style CDN- sortie -labelisée- education antionale, c’est le GMU, goût moyen uniforme.
    Faut juste savoir si Chattot va résister à Dijon, et Anne Laure liégeois à Montluçon.
    Les CDN sont des baraques pourries.
    Dans toute l’histoire récente, il n’y a eu que Wenzel et Perier qui avaient réussi à en faire un lieu assez vivant, où j’aimais aller, mais Olivier Perier, c’est le best. C’est le seul CDN où on trouvait une ambiance, un spiritualité.

    Les CDN sont des marchepieds vers la nomination suprême : théâtre national.

    La nomination de Besset, je m’en fous,

    je n’aime que la citation de Wagner

    « il faut que tous les théâtres s’écroulent ».

    Mnouchkine a toujours refusé le statut CDN qu’on lui a offert mille fois, avec des budgets conséquents.

    et Brook a su rester compagnie toute sa vie.

    Le cancer des CDN, c’est que le théâtre, ce sont des compagnies, des collectifs, et le ministère s’acharne à nommer des metteurs en scène soucieux de carrière.

    On se demande même si les CNAR sortes de CDN des arts de la rue ne vont pas mal tourner.

    C’est le système qu’il faut changer, le cahier de charges , les nominations…

    Les entretiens de Valois auraient du normalement servir à re préciser les valeurs du théâtre public.

    Qu’est ce qu’il va dire le Pillouer/Syndéac ?
    Besset ne fait pas partie du sérail.

    Tu proposes qui ?

    Michelet + Larderet + Filloque

    un bon petit trio qui fera trembler toute la Région.

  46. bernhardt claude écrit ce commentaire

    Un collectif de compagnies qui se présenterait pour prendre la direction d’un CDN ?
    Mais pour y faire quoi ? Pour accompagner la décomposition des CDN ? Pour passer sur la 2 un samedi soir avec une pièce de boulevard pour la ville de Nice ? Pour inviter les copains à venir jouer deux ou trois soirs ? Pour avoir des réunions avec le ministre et des déjeuners avec le Président ? Pour se dévorer entre elles au cas, parfaitement improbable, où elles seraient choisies, pardon : élues ? On ne leur permettrait même pas de creuser un déficit monstrueux, alors quel intérêt ?
    J’ai regardé la vidéo dans laquelle monsieur Besset parle de politique pour le théâtre. Il a l’air gentil et très convenable. Il est gentiment sérieux alors qu’Olivier Py, depuis pas mal de temps, a l’air exaspéré-soucieux-pressé. C’est bien que ce soit un gentil qui soit nommé, le monde sera plus beau.

  47. Marc BAYLET écrit ce commentaire

    Allez voir l’article sur Rue 89… Bonne synthèse, bilan et propositions confondus

  48. Valérie de Saint-Do écrit ce commentaire

    Il se trouve qu’hier, j’assurai mon premier cours de la saison à Paris 8 sur l’histoire des politiques culturelles en France, et je citais à mes étudiants deux phrases de Malraux (un brin gaulliennes-grandiloquentes, je vous l’accorde, on ne le refait pas;-) ): (de mémoire, je n’ai pas le bouquin sous les yeux)

    « Il faut comprendre que ce n’est pas de divertissement qu’il s’agit. C’est une question de civilisation ».

    « Quiconque subventionne choisit son subventionné. Et qui prétend ne pas choisir choisi l’amateur de Feydeau.

    Là, le cabinet du ministre a choisi Feydeau…

    (Oui, je sais, il n’y a pas d’auteurs interdits, j’ai même vu Feydeau monté de façon grinçante et décapante par Jean-Luc Terrade à Bordeaux, m’enfin, cette espèce de Restauration à l’oeuvre sur les plateaux de théâtre public en ce moment, avec l’overdose de Labiche, Feydeau ou Guitry, prépare bien le terrain au privé!)

    A part ça, chers amis sudistes, pour un débat, le « musée des arts modestes » de Sète me semblerait symboliquement bien choisi. (et permettait d’aller faire des pauses sur la plage en chantant Brassens).

  49. Valérie de Saint-Do écrit ce commentaire

    @Julie: ce n’est plus un casting, ce colloque, c’est le musée des horreurs et la réacosphère de la culture réunis!
    Panafieu: no comment
    St-Pulgent, qui ne voit que le patrimoine à défendre pour la culture;
    Maurice Druon, qui avait provoqué une manif « l’enterrement de l’art » suite à ses propos sur « la sébille et le cocktail Molotov)
    Rémy Aron, qui prétendait que 90% des artistes votaient Sarkozy et dont les propositions sur les arts plastiques sont reprises complaisamment par le Front national (de plus magouilleur notoire ne plein conflit d’intérêt sur la maison des artistes)
    Eric Vu an, petit coq prétentieux qui s’était mis tout le ballet de Bordeaux à dos suite à ses méthode dictatoriales
    Pascal Nègre, lobbyiste d’Universal;
    et Nicolas Baverez, le « décliniste » qui pense qu’il ne faut pas donner trop de temps libre aux plus défavorisés, parce que ça favorise l’alcoolisme (authentique! )
    Il est en bonne compagnie , Besset! Ça mériterait un billet en soi, cet enterrement du service de la culture…

  50. ouh la écrit ce commentaire

    cette réunion organisée par Panafieu est édifiante: on était déjà en plein dans du Vichy culturel. Quant aux propos niaiseux et ultra réactionnaires de Besset sur le théâtre, bien de droite, bien ringards, bien mensongers, illustrant parfaitement son INCULTURE THEATRALE RADICALE, ils sont indignes d’un auteur du 21° siècle: ce type doit être débarqué de gré ou de force, c’est une insulte au théâtre public (qu’il raconte ses inepties dans le privé, il y trouvera un public de mamies pour ça)

  51. Assurancetourix écrit ce commentaire

    @ouh la : Point trop d’élitisme quand même, à mon avis ça ne sert pas notre cause. La question pour moi c’est l’engagement dans une vision citoyenne, démocratique, de l’art, pas forcément d’être ultra « cultivé » et d’appartenir à la pointe de l’ »avant-garde ». Si nous voulons être entendus de tous, il faut défendre une conception ouverte du théâtre, et non celle d’une petite chapelle de privilégiés. Pas de racisme anti-mamies s’il vous plaît. Les auteurs du genre de J-M Besset ont montré par le passé qu’ils ne soucient pas de faire avancer la place du théâtre dans la cité, ils ne se préoccupent que de leur carrière, je pense que c’est ça qui est important.

  52. ouh la écrit ce commentaire

    @ Assurancetourix: j’y vais peut être un peu fort, mais allez voir ça: http://www.2007culture.org/video/besset.php C’est une attaque en règle édifiante du théâtre public où perce un ressentiment incroyable. Ce type essaire délibérément de faire oublier que les salles de psedtacles/CDN sont pleines quoi qu’on en dise, ce qu’est l’histoire de la décentralsiation dramatique, et en plus il s’en prend directement aux fonctionnaires de la culture !!!! Déjà tout le programme du Haut Conseil à la création: c’est à vomir, une reprise en main POLITIQUE de la culture.

  53. Michel Simonot écrit ce commentaire

    (question: pourquoi des pseudos pour écrire ce qu’on pense…?)
    que l’on soit pour ou contre les CDN, les « institutions » (et le mot est fourre tout, simpliste), la question posée par la nomination de Besset (de rideau- oui facile) doit être, selon moi, analysée dans le cadre global de liquidati des politiques publiques , en particulier en matière de culture. Que des directeurs de CDN et des metteurs en Scene du secteur subventionné (donc public) aient depuis un certain temps franchi la porte du secteur privé, ne peut être un argument pour dire que  » finalement la nomination de Besset ne fait qu’enteriner une stuation »
    A l’inverse, il me semble urgent de se mobiliser pour empêcher une liquidation définitive du secteur public. C’est peut être le signe qui déclenche une réflexion sur ce que devraient être les enjeux et fondements actuels d’une politique publique pour l’art et la culture (et l’éducation, la recherche…)
    moment aussi de mettre un frein aux replis individuels que renforce la necessité pour chacun de survivre

  54. Valérie de Saint-Do écrit ce commentaire

    En plein dans notre actualité, ça:
    http://www.lemonde.fr/opinions.....232_1.html

    et ça:
    http://www.lemonde.fr/opinions....._3232.html

  55. rigolo écrit ce commentaire

    Source: http://www.lindependant.com/ar.....-72561.php

    Extrait
    Jean-Marie Besset: « Frédéric Mitterrand souhaitait me nommer. Il me connaît depuis des années. Lorsqu’il était journaliste à France Culture, il m’a souvent invité. Il avait vu mes pièces et les avait soutenues. Le problèmeest d’être jugé sur son travail. Je pense que Georges Frêche qui soutenait Georges Lavaudant ne me connaissait pas bien. Avec tout le respect que je dois à Georges Lavaudant qui est un artiste favorable. Je pense que le soutien des députés-maires de Limoux et de Carcassonne (Jean-Paul Dupré et Jean-Claude Perez, NDLR) a joué en ma faveur. »

    Ok, pigé le marché de dupes et le jeu politique ?

  56. Les treize vents… la profession marche sur la tête | La Missive électronique écrit ce commentaire

    [...] Lire l’article [...]

  57. Valérie de Saint-Do écrit ce commentaire

    Je vous livre cette citation trouvée dans Télérama:
    « Prenez TF1. L’écrasante majorité de la rédaction est à gauche. Cette gauche tient encore tous les postes dans le champ culturel et médiatique. On lui a laissé la culture »
    de qui est-ce?
    Patrick Buisson, le trés droitier et influent conseiller de l’elysée (celui des sondages!) ancien de Minute, du Crapouillot et de Valeurs actuelles.
    Besset, ce serait le début de la reconquête?
    Lire ici, c’est édifiant (et assez en phase avec ce que nous vivons actuellement)

  58. Kane écrit ce commentaire

    LE FROID ARRIVE ! Elle est où la profession, les syndicats, les compagnies ? Voilà déjà près de 15 jours que JMB a été désigné, et ( à part sur ce site) rien. Personne n’a bougé. Début d’hibernation ? Ca y est ! JMB va descendre sur ses terres (pour les découvrir) et point de haie d’honneur, point de majorette, point de rassemblement (histoire de lui dire qu’il est attendu ) pour l’accueillir comme on savait le faire. C’est l’autoroute. Il arrive et tout va bien. Le métier a donc perdu sa voix ! La colère n’est pas là. Gens de Théâtre au final il semblerait que vous n’ayez que ce que vous méritez! Continuez à vous taire! Votre silence est attendu et convenu ! sait-on jamais ! élever la voix contre JMB pourrait vous jouer des tours ! Vous avez lu , il est ami avec Jean-Michel Ribes, il pourrait vous amener à la capitale…. Il vous fera rayonner… Alors restez silencieux et espérez en être… les places sont chères.

  59. ouh la écrit ce commentaire

    @ Kane: mais si la profession réagit, vous ne vous informez pas.. :-) Lisez déjà çà sur Rue89: http://www.rue89.com/balagan/2.....eize-vents … Vous devez vous doutez que ça présage d’autres choses…

  60. Kane écrit ce commentaire

    @ouh la : merci pour l’info. mais j’avais déja lu… je persiste. la profession ne fait rien… vraiment je désire me tromper.

  61. denys laboutière écrit ce commentaire

    @ Madame Valérie de Saint-Do: si l’on ne peut que louer votre billet initial, conçu pour alerter les lecteurs de votre site et votre revue sur les dérives évidentes qui manifestent un mépris absolu de la manière dont est conçue la nomination des directeurs de certains CDN, permettez moi quand même d’être très étonné par le ton franchement déplacé dont vous usez, alors que vous êtes professeur universitaire! vous encouragez, à la suite de vos articles, des commentaires qui stigmatisent nommément des personnes, ce qui, vous le reconnaîtrez vous-même, n’est pas la preuve d’une pensée intellectuelle rigoureuse! je vous cite: « c’est la nomination de Sarkozy (Pierre) à la tête du Parc et de la grande halle de la Villette? Il a toutes les qualifications requises, il fait du rap! »; vous vous éloignez franchement du sujet en osant écrire cela! ce glissement de terrain est indigne d’une pensée construite et un minimum « scientifique »; et, par là même vous encouragez donc d’autres commentateurs à fustiger des personnalités, plus que des systèmes de politique culturelle. Cela n’est pas raisonnable du tout! si vous continuez ainsi, votre revue, qui semble souffrir de graves déficits d’audience, finira, comme vous et vos acolytes, par tomber plus que dans la désuétude: surtout dans une volonté louable de débat mais qui s’avère biaisée, parce que vous aurez tout mélangé, tout mélé ; encore une fois, cela ne me paraît pas recevable, de la part d’une universitaire! que vous ayez des convictions viscérales peut se concevoir; que vous vous en serviez pour fausser et (mal) orienter un débat me semble suicidaire et surtout très inconvenant.
    Plus grave est encore votre réponse à l’internaute « julie » où vous vous permettez de répondre : @Julie: ce n’est plus un casting, ce colloque, c’est le musée des horreurs et la réacosphère de la culture réunis! »
    L’une comme l’autre avez le droit de trouver ces programmations de colloque décevantes ; mais la violence avec laquelle vous fustigez ce choix est encore une fois inacceptable !
    C’est franchement très décevant de la part d’une universitaire qui enseigne, et qui, à l’emporte-pièce, s’autorise pareilles dérives ! cela me stupéfie, je n’ai pas d’autre terme adéquat pour vous signifier cette absence non de réserve, mais de nuance qu’intellectuellement, tout chercheur, digne de ce nom, devrait manifester pour étayer ses arguments. Vous me semblez n’opérer qu’à vif, et c’est ce qui discrédite vos divers messages. alors, un peu de probité et moins de vivacité, madame, pour faire connaître vos positions! et vous verrez: vous serez mieux entendue que par les frustrés (même légitmimes) d’un système qu’en effet on devrait améliorer.

  62. Valérie de Saint-Do écrit ce commentaire

    Monsieur,
    c’est bien dans l’esprit du « devoir de réserve » d’estimer qu’un universitaire (ce qu’au demeurant je ne suis pas exactement) ne saurait exprimer ses convictions fortement. Bourdieu nous a montré la voie en ce domaine, avec bien plus de virulence que moi! et je persiste et signe totalement sur le casting de ce colloque, qui est une véritable trahison de l’histoire de ce ministère, et sur mes appréciations sur certains participants. Et vu le ridicule auquel se livre tous les jours ce gouvernement dans son népotisme, ma remarque facétieuse sur Pierre Sarkozy serait plutôt en deçà de la réalité.

  63. denys laboutière écrit ce commentaire

    reconnaissons, alors, tous deux, qu’il n’y a lieu d’évoquer le droit de réserve, uniquement dans la limite qu’on est en doit de s’octroyer soi même, pour communiquer avec autrui, et non pas de manière trop exagérément personnelle! je vais,sinon, sembler défendre des causes qui ne sont pas les miennes. organisez donc un colloque, prochainement, sur ces questions! je veux bien vous donner un coup de main, pour ce faire et consacrer du temps à organiser le mieux du monde, avec vous, des sessions et temps de paroles, sinon révolutionnaires, du moins qui auraient le mérite de mettre en relief, et en mots in situ, en live et en os (surtout), des problématiques propres à disserter dignement de tout ce fatras! ce n’est qu’une proposition.à prendre, à laisser, dédaigner ou à rêver.

  64. Nina93 écrit ce commentaire

    Moi j’aime bien quand nos profs se mettent à parler clair, dans un langage compréhensible par tous. Vous noterez que toutes les attaques ad hominem n’ont rien de personnel, elles ne visent les personnes qu’au vu de leurs actes et prises de positions publiques. Sauf Panafieu peut-être : « no comment »… ;)
    Quant à organiser un colloque sur la question : oui, la réaction vive, attisée par l’atonie ambiante, se nourrit aussi d’une réflexion approfondie, en réponse à l’actu. Nous avons besoin d’une transmission in situ, qui ne soit pas désincarnée, avant que toute réalité ne soit devenue évanescente… C’est d’ailleurs ce que j’aime ici, et dans la belle revue Cassandre, c’est que la parole y est « vivante » ! Dans cet esprit, propageons le savoir dans tous les amphis de l’univers-cité !

  65. Valérie de Saint-Do écrit ce commentaire

    Les lecteurs de Cassandre apprécient aussi les position tranchées. D’ailleurs, le nombre de réactions sur ce blog le prouve! J’ajouterais qu’il est douteux de confondre la responsabilité de l’enseignant face à une classe et celle de l’auteur. Pour une rencontre (sortons des sempiternels « colloques avec casting), cela va s’iposer. Cassandre -Horschamp est partie prenante de nombreux débats ce mois ci et nul doute que la question va prendre de l’ampleur avec l’arrivée des régionales, et au vu de l’actualité.

  66. Glups écrit ce commentaire

    Glups: même le Front National conteste la nomination et deamnde l’annulation !!! Voir: http://www.frontnational.com/?.....rie-besset Où sont le PS et le PC, hé ho ?

  67. Kane écrit ce commentaire

    Il y a aujourd’hui 14 Novembre, une rencontre à Montpellier à la FNAC 16 h30 sur le Thème « Qu’est-ce que c’est pour toi un CDN ». Elle est fort à propos. Il y aura-t-il quelques candidats (au moins les régionaux) ?quelques élus ? peut-être ceux du FN alors….

  68. ouh la écrit ce commentaire

    Le PS vient de sortir « son » communiqué: http://presse.parti-socialiste.....ntpellier/

    « La nomination arbitraire du nouveau directeur du CDN de Montpellier
    Le 16 novembre 2009
    En nommant Jean Marie BESSET au CDN (Centre Dramatique National) de Montpellier, le ministre de la Culture et de la communication a pris une décision arbitraire, puisque la procédure de désignation prévue pour le choix des directeurs de ce type d’institutions culturelles n’a pas été respectée.

    Cette nomination relève du fait du prince. Elle néglige la nécessaire coopération l’État et les collectivités territoriales, qui était jusqu’ici la règle, et dont on pouvait penser qu’elle devait définitivement prévaloir entre les deux instances assumant conjointement le cofinancement et la tutelle administrative des CDN.

    Elle heurte de front le légitime souci, maintes fois manifesté par les professionnels et les artistes du spectacle vivant, que les pouvoirs publics, dans le choix des responsables des grandes institutions du spectacle vivant, respectent les obligations de transparence, de compétence, de professionnalité et de concertation, qui garantissent la pertinence des décisions et le consensus de l’ensemble des acteurs de la vie culturelle.

    Le Parti socialiste dénonce une dérive à la fois conservatrice et centralisatrice qui est inquiétante pour la politique culturelle comme pour les réformes attendues de l’organisation des collectivités culturelles. Dans la Culture, comme dans tous les domaines de l’action sociale, la diminution de l’autonomie des collectivités et la suppression de la taxe professionnelle, ainsi que la disparition de la clause de compétence générale pour les régions et les départements, annoncent une véritable recentralisation.

    Le Parti socialiste demande que le ministère de la Culture reste l’outil d’une impulsion concertée au profit du développement culturel et de la création artistique de notre pays et travaille en concertation avec les collectivités et les professionnels.

    Communiqué de Sylvie ROBERT, Secrétaire nationale à la Culture »

  69. ouh la écrit ce commentaire

    communiqué commun du Syndeac et de l’ACID, aussi paru ce jour, à télécharger sur: http://www.syndeac.org/contenu.....161109.pdf

    Pas vraiment désiré le bonhomme…

  70. ouh la écrit ce commentaire

    @ Luc Henaut: et pan ! Bien envoyé :-) Sauf qu’à Vire la procédure a été respectée – rien à dire (justement pas de CDN « promis » par le ministre, dommage pour Freixe – , que Sales & Garangé question rapport au plateau c’est quand même un peu plus costaud que Besset & Désvaux et opératif depusi un moment, que Sales comme auteur en exigeance de théâtre public c’est autre chose que Besset, qu’à Vire il n’y a pas eu tout le patacaisse hallucinant de Montpellier avec foutage de gueuele des candidats visiblement, et que Besset aux 13 vents c’est plus que du vent: un hold up du public par le privé (qui ne marche même plus), etc etc etc

  71. ouh la écrit ce commentaire

    Nouvel article de Thibaudat sur Rue89, « L’affaire du théâtre des treize vents souffle de plus en plus fort »: http://www.rue89.com/balagan/2.....-plus-fort

  72. ouh la écrit ce commentaire

    @ Luc HENAUT: il y a beaucoup d’aigreur dans votre post… Vous persistez à comparer ce qui ne peut l’être. Vous parlez de « copinage » quand il s’agit de réseaux de diffusion bien utiles. Et vous persistez à vouloir faire passer P. Sales ou M. Aubert pour des inconnus (la 2° ayant été nommée pour le grand prix de littérature dramatique cette année) alors qu’elles ont toutes deux été jouées dans des centres dramatiques nationaux, pas M. Guy Freixe que je sache. Et justement, il est ahurissant que vous rappeliez ce qui aurait été un autre fait du prince: que le Ministre ait « promis » à ce Monsieur le CDR de Vire, ce qui n’a pas marché et ce qui prouve – au contraire de l’exemple de Montpellier – que la démocratie a fonctionné et que l’avis des experts a été entendu. A vouloir trop insister, vous discréditez votre « cause », je le crains… Ces 2 « affaires » (Vie n’en étant pas une) n’ont absolument rien en commun, prenez du recul.

  73. bboulang écrit ce commentaire

    A propos de projet, et de l’aspect mystérieux de celui de ce M.Besset…
    Il arrive donc à Montpellier associé à ce M.Desveaux, avec qui il a apparamment l’habitude de travailler: en fait,après quelques clics on se rend compte que M.Desveaux monte à 99% des textes écrits par M.Besset ou traduits par M.Besset. Pourquoi n’arrive t’il pas à monter autre chose? Ou pourquoi M.Besset n’est il pas joué par d’autres metteurs en scène? Autre question: mais quelle est donc la vision du théâtre de ces gens? M.Desveaux dirige une boîte d’évènementiel et travaille pour Bouygues, Coca Cola, la Société Générale, Leroy Merlin ou Philip Morris! On passe de Georges Lavaudant à M. Desveaux!!! Est ce que Lavaudant a bossé pour Bricorama, Yves Rocher ou la Bnp? Pour la banque ou pour les clopes? Qu’on vienne nous parler de théâtre après…!

  74. ouh la écrit ce commentaire

    Ah le benêt, pas possible, il nous prend pour des imbéciles: il déclare aujourd’hui (http://www.midilibre.com/artic.....02290.php5) « je ne fais pas de politique mais du théâtre » ! Et tout ça après avoir déclaré qu’il avait été nommé grâce à 2 députés-maires PS (il se relit l’auteur: http://www.lindependant.com/ar.....-72561.php ?) Au secours, Besset vient de choper l’Alzheimer en plus ! Et bien évidemment il déclare qu’il va démissioner de la SACD et que son port Désvaux va aussi démissioner de sa boîte: mais ça ne change rien à la nullité du bonhomme ni à sa conception du théâtre ! Incroyable comme ces parisiens d’antichambres méprisent les lecteurs et nous prennent pour des couillons !

  75. Valérie de Saint-Do écrit ce commentaire

    NB/ Les pétages de plomb de Luc Henault et ses insultes dignes d’un supporter de foot à mon égard m’obligent à fermer les commentaires sur ce fil. Mais je reviendrai sur le sujet.

  76. SANS RÉSERVE » Théâtre en Septimanie: le privé n’est pas la solution, mais le problème!, par Valérie de SAINT-DO  écrit ce commentaire

    [...] ici les com­men­taires qui s’en [...]